Au début des années 70, avec le nombre de plus en plus croissant de compétitions et l’arrivée de la télévision couleur, le snooker a pris son essor.
Devenant plus populaire et plus rentable, le snooker professionnel attirait de plus en plus de joueurs. Il devenait alors nécessaire d’instaurer un moyen pour évaluer objectivement les performances des joueurs, et ainsi favoriser la croissance et la professionnalisation du snooker.
Le classement au snooker poursuit plusieurs objectifs :
— évaluer les performances et la progression des joueurs de façon objective, transparente et mesurable
— créer un enjeu compétitif : le classement a introduit un enjeu supplémentaire pour les joueurs, motivant ceux-ci à participer à davantage de tournois pour grimper dans le classement et viser certains objectifs (comme le top 16 ou le top 32, et ainsi bénéficier d’invitations à certains tournois)
— référencer les têtes de série (seedings en anglais) : et ainsi, permettre aux meilleurs d’accéder directement au tableau principal de certains événements classants (sans avoir à passer par les qualifications), de bénéficier d’invitations dans certaines compétitions non classantes, d’éviter que les meilleurs ne soient opposés dès les premiers tours…
— réguler le nombre de joueurs sur le circuit : les joueurs mal classés sont relégués du circuit à la fin de chaque saison, et remplacés par d’autres qui se sont qualifiés via d’autres circuits
— favoriser le suivi médiatique et le marketing : un classement clair aide les fans à suivre les évolutions des joueurs, alimente les récits médiatiques (montées, chutes, rivalités…) et constitue un outil commercial précieux pour les sponsors et les diffuseurs.
— standardiser le snooker à l’échelle mondiale : le classement facilite la reconnaissance et la comparaison entre joueurs de différents pays.
