Neil Robertson en colère contre l’organisation du British Open

  • Auteur/autrice de la publication :
  • Publication publiée :
  • Catégorie de la publication :Non classé
  • Commentaires de la publication :0 commentaire

Neil Robertson n’a pas mâché ses mots au sujet de l’organisation du British Open disputé à Cheltenham en septembre. Battu dès son entrée en lice, l’Australien a vivement critiqué les horaires des matchs et les difficultés rencontrées pour s’entraîner dans de bonnes conditions. Il réclame des changements pour éviter que les premières journées du tournoi ne deviennent, selon lui, trop imprévisibles pour les joueurs.

Neil Robertson lors du British Open de snooker à Cheltenham

Un match qui débute après 22 heures

Le problème le plus immédiat pour Neil Robertson a été l’horaire de son premier tour. Son match contre Pang Junxu était programmé en deuxième position lors d’une session du soir, après la rencontre entre Chris Wakelin et Luca Brecel.

Cette première partie s’étant prolongée jusqu’à la manche décisive, Robertson n’a pu entrer en scène qu’aux alentours de 22h10. Il s’est finalement incliné 4–1 et a terminé sa rencontre vers 23h45.

L’Australien a expliqué que cette attente avait rendu la préparation particulièrement compliquée, les joueurs ne sachant pas toujours précisément quand ils vont entrer en jeu : une rencontre annoncée « pas avant 20 heures » peut commencer bien plus tard, selon la durée du match précédent.

Robertson a vivement protesté auprès des responsables du tournoi. Il a comparé l’organisation à une loterie, en utilisant l’expression australienne « chook raffle », qui désigne une situation très aléatoire où l’on ne sait pas à quoi s’attendre.

Des difficultés pour accéder aux tables d’entraînement

Les horaires n’étaient pas la seule source de mécontentement. Robertson a également dénoncé les difficultés d’accès aux tables d’entraînement.

Selon lui, le système appliqué donnait la priorité aux joueurs ayant réservé une table pour une autre journée. Lorsqu’il a voulu s’entraîner avant son match, il n’a pas pu trouver de table disponible et a passé plusieurs heures sans pouvoir jouer.

Pour un professionnel, cette situation peut perturber la préparation, notamment lorsque l’attente s’allonge et que l’heure réelle du match reste incertaine. Robertson estime que les joueurs engagés dans les sessions du soir devraient pouvoir disposer de conditions d’entraînement adaptées à leur horaire.

Robertson réclame aussi une réflexion sur le rythme du jeu

L’Australien plaide depuis longtemps pour l’introduction d’un chronomètre limitant le temps accordé à chaque coup. Selon lui, une telle mesure pourrait contribuer à rendre les horaires plus prévisibles et à éviter certaines fins de soirée particulièrement tardives.

Le problème se pose surtout au début du British Open, lorsque de nombreuses rencontres se disputent dans un calendrier dense. Les tours suivants deviennent généralement plus faciles à organiser, une fois le nombre de joueurs réduit.

Robertson considère que les premières journées doivent être repensées afin que les joueurs puissent mieux anticiper leurs horaires et préparer leurs matchs dans de bonnes conditions.

La réponse du World Snooker Tour

Le World Snooker Tour a indiqué avoir discuté de ces difficultés avec Robertson après sa rencontre. L’organisation a expliqué que les contraintes de programmation avaient été prises en compte et que les remarques des joueurs étaient examinées lorsque des changements sont possibles.

Concernant les tables d’entraînement, le circuit a précisé qu’une table restait disponible le soir pour les joueurs engagés dans les sessions, en complément des créneaux réservés à l’avance sur les autres tables.

Le World Snooker Tour a également annoncé l’ajout d’une session matinale lors de la première journée de la prochaine édition. Cette évolution vise à améliorer la programmation, même si elle ne répond pas nécessairement à toutes les préoccupations exprimées par Robertson.

Un problème plus large dans le snooker professionnel ?

La sortie de Robertson remet sur la table une question récurrente dans le sport professionnel : comment concilier un calendrier chargé, les contraintes de diffusion et des conditions de préparation satisfaisantes pour les joueurs ?

Le British Open reste apprécié pour son format et son ambiance, mais les premières journées peuvent être particulièrement difficiles à planifier. Les critiques de Robertson mettent en lumière les conséquences concrètes de ces choix sur les joueurs, notamment lorsqu’ils doivent patienter plusieurs heures avant de pouvoir entrer en jeu.

Reste à voir si les ajustements annoncés permettront de rendre les horaires plus prévisibles et de réduire les difficultés d’organisation lors de la prochaine édition.