
À 50 ans, Ronnie O’Sullivan sait que le temps joue désormais contre lui. Le septuple champion du monde estime n’avoir plus que deux véritables occasions de battre le record de huit titres mondiaux et envisage même de mettre un terme à sa carrière dès 2028.
Vainqueur sans trembler de Liu Linhao (6-1) lors de son entrée en lice aux Masters de Shanghai 2026, le Rocket a livré des confidences particulièrement fortes sur la fin de sa carrière.
Ronnie O’Sullivan ne se donne plus que deux chances

Interrogé après son succès en Chine, O’Sullivan n’a pas caché son objectif ultime : devenir seul détenteur du record de titres mondiaux.
« J’adorerais remporter un autre championnat du monde. J’ai deux occasions d’y parvenir. Si je n’y arrive pas cette année ou l’année prochaine, cela n’arrivera certainement jamais. ».
Depuis son septième sacre au Crucible en 2022, le joueur anglais court toujours après ce huitième titre historique qui lui permettrait de dépasser définitivement Stephen Hendry.
Conscient de ses limites physiques, O’Sullivan reconnaît que le défi devient de plus en plus difficile.
« J’ai 50 ans maintenant. Je peux jouer deux heures, puis j’ai besoin de me reposer pendant deux ou trois heures. Mentalement, c’est extrêmement exigeant. »
Une retraite envisagée dès 2028
Le Rocket a également fixé un horizon très clair pour la fin de sa carrière.
S’il espère encore évoluer au plus haut niveau pendant deux saisons, il prévoit de faire le bilan en 2028.
« Je veux profiter de ces deux prochaines années. Nous verrons où j’en serai en 2028. Si tout se passe vraiment bien, peut-être pourrai-je continuer un peu. »
Ces déclarations confirment que le champion anglais prépare progressivement son départ du circuit professionnel.
Le top 16, une condition indispensable
L’ancien numéro un mondial est aujourd’hui redescendu au classement après avoir volontairement disputé moins de tournois ces dernières saisons.
Cette baisse fait planer un risque inédit : devoir passer par les qualifications pour accéder au Championnat du monde.
Une hypothèse que le Rocket écarte catégoriquement.
« Je ne jouerai pas les qualifications. Vous ne me verrez pas aller à Barnsley pour essayer de me qualifier. Si cela arrive, ce sera la fin de ma carrière. »
Autrement dit, si O’Sullivan quitte le Top 16 mondial, il préfère prendre sa retraite plutôt que de tenter de rejoindre le Crucible via les qualifications.
Une nouvelle génération qui impressionne le Rocket
Face au jeune Chinois Liu Linhao, âgé de seulement 18 ans, O’Sullivan a pourtant démontré qu’il restait redoutable en réalisant plusieurs breaks de qualité (73, 71, 75 et 55).
Mais le septuple champion reconnaît volontiers que la relève est déjà là.
Il salue notamment l’incroyable niveau des jeunes joueurs chinois, qu’il décrit comme « des machines », estimant qu’ils représentent l’avenir du snooker mondial.
Un dernier défi pour entrer définitivement dans la légende

À égalité avec Stephen Hendry et leurs sept titres mondiaux, Ronnie O’Sullivan n’a désormais plus qu’une obsession : décrocher une huitième couronne au Crucible.
Les Championnats du monde 2027 et 2028 pourraient ainsi constituer les deux dernières occasions de voir le Rocket écrire une nouvelle page de l’histoire du snooker.
Une chose est certaine : si ce record doit tomber, ce sera dans un délai très court.
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